Fatoumatasidibe

Auteur : fatoumata

Mon nouveau livre La voix d’une rebelle

J’ai le plaisir de vous ‘annoncer qu’après quelques mois de gestation, ma nouvelle création est née le 24 septembre 2020. L’accouchement sous Covid s’est bien passé. L’auteure et le livre se portent bien.

La voix d’une rebelle – Editions Luc Pire

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Fatoumata Fathy Sidibé a toujours été féministe. Ce n’était pas par choix, c’était une évidence. “Poudre de piment”, comme la surnommait sa maman, était portée par un sens aigu de la justice.

Des rues de Bamako aux bancs du Parlement bruxellois en passant par le militantisme, c’est son parcours de femme noire, de culture musulmane, laïque, féministe, militante pour les droits humains que raconte la voix d’une rebelle. On y découvre ses actions menées pour la laïcité, pour les droits des femmes, des personnes LGBTI+, ses combats contre le racisme, les discriminations et les dérives du communautarisme.

Fatoumata Fathy Sidibé est aussi l’une des très rares élues de culture musulmane à Bruxelles à avoir eu le courage de prendre position contre l’islamisme. Ce livre est celui d’une femme qui a la force de ses convictions et le courage de les défendre. C’est aussi un plaidoyer pour la liberté, la dignité, la force de dire non. En 2019, Fatoumata Fathy Sidibé a décidé de quitter l’arène politique après dix ans de mandat parlementaire. Il fallait autant de courage pour sortir de la politique que pour y rentrer.

Députée honoraire et chevalier de l’Ordre de Léopold”

Députée honoraire et chevalier de l’Ordre de Léopold”

Le vendredi 11 octobre 2019, le Parlement bruxellois a organisé, sous la Présidence de Rachid Madrane, une cérémonie de remise des distinctions honorifiques dans les Ordres nationaux.
J’ai le plaisir de vous informer qu’il a “plu à sa Majesté le Roi de me nommer Chevalier de l’Ordre de Léopold par arrêté royal d 23 mai 2019 avec prise de rang le 27 mai 2019”.

Après le titre de Députée honoraire me voici donc “chevalier”

 

Je dédie cette nomination à la mère feue Saran Coulibaly-Souko et à mon père feu Toumani Sidibé . Je vous remercie pour vos soutiens.

Je suis venue vous dire que je m’en vais. Je ne serai pas candidate aux élections de 2019.

Je suis venue vous dire que je m’en vais. Je ne serai pas candidate aux élections de 2019. Je quitterai l’arène politique au soir du 26 mai.

C’est un choix qui a pris du temps, qui a mûri. Il ne s’agit pas d’un choix contre. Je ne suis en guerre contre personne.

C’est un choix pour être au plus proche de ce que « je suis », de ce que « je veux », de ce que « je vaux ». Il faut autant de courage pour entrer en politique que pour en sortir. Je voudrais exprimer ma reconnaissance à toutes celles et ceux qui m’ont permis d’exercer 10 ans de mandat parlementaire.

Ma gratitude à toutes celles et ceux qui m’ont soutenue et cru en moi. C’est une page que j’ai bien écrite. Je ne me suis pas couchée sur mes convictions. Je suis une femme de combat et d’engagement, et cette parole ne sera jamais tue car elle n’est pas politique. Elle est authentique.

Aujourd’hui, il faut que je parte. Partir avec panache, comme aurait dit mon père, la tête haute, avec honneur et dignité, avec respect de moi et des autres.Je voudrais vous remercier. Il parait qu’il faut mettre autant d’énergie pour ouvrir un dossier que pour le clôturer. Je veux le clôturer avec authenticité et sincérité. Je pars parce que je veux rester debout.

Fatoumata Sidibé quitte Défi: «La politique a bridé ma créativité»

 

Elle n’a prévenu personne à part ses proches mais sa décision est définitive : Fatoumata Sidibé quitte Défi et la politique par la même occasion. «  C’est un cheminement qui s’est imposé à moi, explique-t-elle. Je me suis rendu compte que je ne voulais plus continuer. J’ai l’impression que si je ne pars pas maintenant, je serai étiquetée et bloquée dans une logique de confort qui m’empêchera d’aller vers ce qui est essentiel pour moi.  »

« Un système qui mate les gens »

Tout en se disant « reconnaissante » envers le parti d’Olivier Maingain, elle tient à dénoncer le fonctionnement d’un système «  qui formate et mate les gens  ». «  La politique, c’est quand même un univers où on aime les gens dociles. Cela ne me correspond pas. Je me sens à l’étroit. La politique a bridé ma créativité. Je me demande même si je n’ai pas désappris  », explique celle qui a été journaliste, auteure et peintre.

Il y a quelques semaines, quand le parti lui annonce qu’elle sera 71e sur la liste bruxelloise (sur 72), elle se décide  : la politique, c’est fini. «  J’ignore pourquoi on m’a mis là. C’est vrai que j’aurais eu du mal à partir si cela avait été une place éligible car je suis loyale, j’aurais été au combat.  » Elle décide finalement de prendre la nouvelle « comme un cadeau ». «  Je me suis rendu compte qu’à cette place-là, je n’avais pas envie de me battre alors que mon esprit est déjà ailleurs . »

Pas soutenue sur la laïcité

Fatoumata Sidibié avait rejoint Défi, encore en cartel avec le MR, en 2009. Fondatrice de la version belge de l’association « Ni putes, ni soumises » en 2006, elle avait longuement réfléchi avec d’accepter de rejoindre ceux qui s’appelaient encore FDF. Députée, elle se profile sur les thématiques de la défense des droits des femmes et de la laïcité. Elle n’y arrivera jamais. «  Je n’ai pas senti que j’étais soutenue par rapport à ce combat-là. Défi est un parti franchement laïque mais n’a pas mené ce combat sur le terrain . »

Durant les prochains mois, Fatoumata Sidibé souhaite « se désintoxiquer » du monde politique. Et après ? «  J’ai des projets d’écriture et dans le monde entrepreneurial . » Mais là tout de suite, elle se sent « soulagée » : «  c’est comme être libérée d’un poids  ».

La politique, un monde violent

Un message aux nouveaux candidats de la société civile recrutés tous azimuts ? «  Attendez-vous à un monde de violence, pas de Bisounours. Si vous voulez être aimé, ne faites pas de la politique. Personne ne vous prendra par la main. C’est chacun pour soi en politique.  »

Ce 8 mars, je fais trêve…

Ce vendredi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, a lieu la première grève des femmes en Belgique.
Ce 8 mars, elles seront nombreuses dans les rues en solidarité avec toutes les femmes du monde entier. Elles marcheront contre le système patriarcal, pour défendre leurs droits et revendiquer une égalité réelle dans tous les domaines. Elles marcheront pour un monde meilleur car quand les femmes luttent pour défendre leurs droits, c’est toute la société qui en bénéficie.
Elles sont encouragées à faire grève dans tout ce qu’elles ont l’habitude de faire pour montrer que « quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ». Cette grève des femmes, est un mouvement d’une ampleur à portée internationale. Une convergence des luttes des femmes d’ici et d’ailleurs. Une nouvelle vague féministe. Car partout dans le monde, les droits des femmes sont menacés de régression. Et la sororité est désormais le seul rempart. L’alliance des femmes sera leur plus grande force.

Ce 8 mars, pour la première fois en près de vingt ans, je fais trêve. Il n’y aura de ma part ni marche, ni slogans, ni banderoles, ni drapeaux, ni casseroles, ni fleurs, ni couronnes. Parce ce que je ne serai pas à Bruxelles. Ce sera un jour de trêve car en réalité, le 8 mars, c’est tous les jours.
Ce 8 mars, je me pose. Je regarde le chemin parcouru. Celui-là, je le connais. Celui à venir je sais qu’il sera une course de relais, qu’il faut passer le flambeau.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été féministe. Ce n’était pas un choix mais une nécessité vitale. Pour moi, le féminisme est un humanisme. Il s’agit de refuser d’être déterminée par son sexe biologique, de lutter pour que chaque être humain soit égal en dignité, en respect, en droits et en devoirs. Toute petite, j’étais révoltée contre les injustices, les discriminations et les violences faites aux femmes. Je ressentais d’instinct qu’un autre monde était possible pour elles. Pour certaines, s’extraire de toute forme de domination est le projet de toute une vie.

Très tôt, la révolte s’est abattue sur moi comme une attaque de criquets sur un champ. A huit ans, j’étais déjà féministe sans savoir ce que signifiait ce mot. Je regardais, observais d’un œil perçant et sans complaisance la société malienne patriarcale, étrange syncrétisme d’islam et d’animisme qui, opprime les femmes et les musèle. Ma mère m’avait surnommée “Poudre de Piment”

J’ai eu une éducation entre un père qui brandissait la vertu et l’honneur en devise familiale, une mère conditionnée par les traditions dans une société où régnaient la solidarité, la générosité et la fraternité. Mais cette société était et est encore régie par les traditions, la loi islamique, les us et coutumes, l’obéissance à la norme et l’assignation à résidence identitaire sous l’œil omniprésent et impitoyable du tribunal communautaire.

Ma mère mit du zèle à faire de ses filles, de parfaites futures femmes. Après l’école, j’appris très jeune à aller au marché, à faire la cuisine pour une famille nombreuse, à habituer mes yeux à la fumée des feux de bois, à prendre les braises à mains nues pour les remettre dans l’âtre, à piler le mil, à lessiver à en avoir le dos endolori, à plumer les poulets, à balayer, à nettoyer, à récurer, à puiser l’eau du puits, à courir par ci, par là. J’étais tellement rapide et efficace que ma mère m’appelait autorail, Samantha Ma sorcière bien-aimée.

Très tôt, j’ai compris qu’un diplôme était un passeport pour la liberté. La solitude est un luxe en Afrique. Je me réfugiais dans les livres, je me mettais au lit à la même heure que les poules, pour rêver. Je me faisais la promesse de ne pas vivre la même vie que celle de nos mères. Toute petite, on apprend que la femme se doit, à l’instar du symbole des trois singes, ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre. Elle se doit d’être soumise aux règles édictées par les hommes et pour les hommes.

J’ai souvenance des chansons de mon enfance et des déclamations des griottes, qui telles des oies noires, célébraient le jour du mariage comme le plus beau jour qui était donné à vivre à une femme. Je garde l’image de la mariée, consentante ou non, voilée d’un tissu en coton blanc, pleurant comme une rivière pendant les crues. Je ne comprenais pas pourquoi le plus jour de la vie d’une femme était noyé dans les larmes, comme si le meilleur était derrière elle.

Aujourd’hui encore, dans les chansons des griottes, j’entends encore ânonner que le mariage est abnégation, sacrifice, soumission, souffrance, résignation. Que le destin de la femme est de souffrir. Que c’est par le biais de son mari qu’une femme peut entrer au paradis. Que le mariage et la naissance d’un fils sont les deux jours de gloire d’une femme. Qu’une femme peut donner naissance à un génie mais ne sera jamais elle-même un génie. Que pour ses enfants, la femme doit tout endurer encore et encore car ses sacrifices porteront chance à ses enfants. Un vrai lavage de cerveaux ! Aux filles démunies de bourses entre les jambes, les interdits, les enfermements, les injustices, les inégalités transmises de générations en générations par des mères qui n’ont connu que la douleur et l’abnégation et qui, telles certaines esclaves, ont intégré leurs chaînes comme normales et légitimes et ne veulent pas de la liberté, quand bien même elle leur était offerte.

Et ce n’est pas tout. Dans certaines ethnies, dès son jeune âge, toutes les précautions avaient déjà été prises pour calmer les ardeurs futures de la fillette. On procède aux sacrifices rituels. Une horde de femmes, transformées en bourreaux, exécutent le complot barbare criminellement ourdi. Tôt matin, on réveille la petite fille. Elle sait, l’intuition féminine est précoce, que quelque chose de pas religieux se trame. Son exécution est programmée et nul ne viendra interrompre le sacrifice rituel. Elles sont plus de 200 millions à subir cette torture. L’excision puisqu’il l’appeler par son nom. Un traitement inhumain dégradant, une atteinte fondamentale aux droits de l’homme. La forme la plus horrible du contrôle de la sexualité féminine. Ainsi coupées et cousues, elles seront des épouses soumises et des mères fécondes ; unique finalité de leur destin de femmes. C’est pour toutes les femmes du monde entier qu’il faut se battre. Car chaque femme opprimée rend possible l’oppression de l’autre.

Aujourd’hui, des centaines de milliers de femmes marcheront dans le monde. Pour tant de raisons. Mes pensées iront à cette jeune fille au village, portant un enfant dans le ventre, un sur le dos, un fardeau sur la tête. Pour qui la marche vers l’émancipation sera longue, très longue. Je veux qu’elle sache qu’il n’est pas possible que le destin de générations et de générations de femmes soit déterminé, qu’il y a une issue quelque part. Les mères opprimées ne sont pas destinées à mettre au monde des filles opprimées. On peut briser le cercle. Il n’y a pas de fatalité.

#8mars #égalité #JourneeInternationaleDesDroitsDesFemmes #Fatoumatasidibé #Bruxelles

Elections communales du 14 octobre 2018

Elections communales du 14 octobre 2018

Chères amies, chers amis,

J’ai le plaisir de vous informer que je me présente comme CANDIDATE aux élections communales du 14 octobre 2018 sur la liste de DéFI à la Ville de Bruxelles.(link is external)
Je figure à la 6ème place sur une liste emmenée par Fabian Maingain.

Militante et révoltée de cœur depuis mon enfance à Bamako jusqu’à mon élection comme députée en 2009, j’ai toujours suivi mes convictions pour poursuivre mes combats. Mon discours n’est pas politique, c’est le combat de toute une vie et de chaque instant.
Je suis une combattante pour les droits humains, et pour donner la chance à chacun de trouver sa place dans le monde.

Députée bruxelloise, forte de plusieurs années de travail social et associatif de terrain où j’ai lutté pour l’égalité entre les hommes et es femmes, le respect mutuel, la solidarité, l’égalité, la mixité, la laïcité de l’Etat, contre les violences et les discriminations, je compte continuer au niveau communal, le travail que j’ai entamé à la région et que je compte bien poursuivre pour la prochaine législature au parlement bruxellois. #DéFI(link is external) #PourBruxelles